A Savoir

les Données d’OMS

         LA DEMOGRAPHIE

La mortalité et l’espérance de vie sont réparties de manière très inégale dans le monde, comme le montrent les cartes établies par l’OMS en 2012. L’Afrique de l’Ouest est une des régions du monde les plus défavorisée sur ces plans.

  

         PATHOLOGIES CARDIOVASCULAIRES: PREMIERE CAUSE DE MORTALITE

L’OMS a étudié les causes de mortalité et de maladies invalidantes dans le monde.
Les maladies chroniques non transmissibles, avec au premier rang les maladies cardiovasculaires, sont la première cause de mortalité mondiale.

Parmi ces maladies non transmissibles, les maladies cardiovasculaires sont les premières responsables de la mortalité. Cette mortalité est particulièrement sévère en Afrique de l’Ouest comme on peut l’observer sur la carte suivante émanant de l’OMS.

Toujours selon l’OMS ,

« On estime à 17,3 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 30% de la mortalité mondiale totale. (1) Parmi ces décès, on estime que 7,3 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,2 millions à un AVC (statistiques 2008). (2)

Plus de 80% des décès interviennent dans des pays à revenu moyen ou faible et touchent presque également hommes et femmes.

D’ici 2030, près de 23,3 millions de personnes mourront d’une maladie cardio-vasculaire (cardiopathie ou AVC principalement). D’après les projections, ces maladies devraient rester les premières causes de décès. (1) (3)

Il est possible de prévenir la plupart des maladies cardio-vasculaires en s’attaquant aux facteurs de risque tels que le tabagisme, une mauvaise alimentation et l’obésité, le manque d’activité physique, l’hypertension artérielle, le diabète et l’hyperlipidémie.

9,4 millions de décès chaque année, soit 16,5% de l’ensemble des décès, peuvent être attribués à l’hypertension artérielle.(4) Celle-ci est ainsi responsable de 51% des décès dus aux AVC et de 45% des décès dus au cardiopathies coronariennes.(5)

L’Afrique de l’Ouest est particulièrement touchée par ces pathologies cardiovasculaires, comme on peut l’observer sur les cartes de l’OMS décrivant, pour chaque pays de cette sous-région, la mortalité cardio-vasculaire et l’importance des différents facteurs de risque cardiovasculaire.

http://www.who.int/nmh/countries/fr/

La gravité et la fréquence des maladies cardiovasculaires en Afrique de l’Ouest nécessitent de les prévenir d’une part et de les traiter d’autre part. La prévention se fait par le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires:

http://www.who.int/cardiovascular_diseases/publications/Prevention_of_Cardiovascular_Disease/en/

Le traitement se fait par une évaluation spécialisée, un suivi, un traitement médical adapté et si besoin une chirurgie cardiaque ou vasculaire ou un traitement par cathétérisme. Ces derniers demandent une haute technicité au sein de centres de chirurgie cardiaque et cathétérisme interventionnel.

Absence de centre chirurgical spécialisé en chirurgie cardiaque en Afrique de l’Ouest.
Une étude de l’International Coopération in World Cardiology de 1999 (6) montre la disparité sur la disponibilité des centres de chirurgie cardiaque selon les régions du monde :

  • 1 centre pour 120 000 habitants aux USA
  • 1 centre pour 1 000 000 habitants en Europe
  • 1 centre pour 16 000 000 habitants en Asie
  • 1 centre pour 50 000 000 habitants en Afrique 

Dans les pays industrialisés l’OMS estime qu’un centre de chirurgie cardiaque pédiatrique, qui réalise 300 à 500 chirurgies par an est nécessaire pour 2 millions d’habitants. (7)
Les besoins dans les pays en voie de développement ne sont pas objectivement estimés mais sont probablement supérieurs en raison de la forte proportion d’enfants au sein de leur population et de la fréquence plus importante des maladies cardiaques sévères chez les enfants dans ces pays.
Actuellement il n’existe aucun centre chirurgical spécifique en Afrique de l’Ouest.

Ces faits sont la motivation de notre projet : apporter l’expertise de la prise en charge et de la prévention des pathologies cardiovasculairetransférer ces compétences aux acteurs locaux.

Une chirurgie cardiaque est possible en Afrique:

http://www.who.int/patientsafety/news/sssl_articles/en/#

LA PLACE DES MALADIES CARDIAQUES CHEZ L’ENFANT

La population pédiatrique constitue une large proportion de la population dans les pays en voie de développement, avec environ 40% de personnes de moins de 18 ans dans certains pays.
Les enfants des pays en voie de développement ont une incidence et une prévalence de maladies cardiaques sévères significativement plus élevée.
Les pathologies concernées sont pour l’essentiel le rhumatisme articulaire aigu et les maladies cardiaques congénitales.
Il est estimé que 15.6 million de personnes, surtout des enfants, souffrent de maladies cardiaques rhumatismales à travers le monde. (8)

LA PLACE DES ANOMALIES CONGENITALES

Selon l’OMS :

Les anomalies ou malformations congénitales, c’est-à-dire anomalies présentes dès la naissance, touchent environ un nouveau-né sur 33 et entraînent chaque année quelques 3,2 millions d’incapacités.

On estime que, chaque année, 270 000 nouveau-nés meurent avant l’âge de 28 jours à cause d’anomalies congénitales.

Les anomalies congénitales peuvent être à l’origine d’incapacités à long terme ayant des répercussions importantes pour les sujets atteints, leur famille, les systèmes de soins et la société.

Les troubles congénitaux graves les plus courants sont les malformations congénitales du cœur et du tube neural ainsi que le syndrome de Down.

Article: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs370/fr/

(1) Rapport sur la situation mondiale des maladies non transmissibles 2010. 2011. Genève, OMS
(2) Global atlas on cardiovascular disease prevention and control. Geneva: WHO; 2011.
(3) Mathers CD, Loncar D. Projections of global mortality and burden of disease from 2002 to 2030. PLoS Med 2006; 3(11):e442.
(4) Lim SS, Vos T, Flaxman AD, Danaei G, Shibuya K, Adair-Rohani H et al. A comparative risk assessment of burden of disease and injury attributable to 67 risk factors and risk factor clusters in 21 regions, 1990-2010: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2010. Lancet 2012; 380(9859):2224-2260.
(5) The global burden of disease: 2004 update. Geneva, World Health Organization, 2008.
(6) International cooperation in world cardiology. The role of the world heart federation. ABayes de Luna. Circulation 1999 ; 99 : 986-989.
(7) M Yacoub. Establishing Pediatric Cardiovascular service in developing world : a wake up call Circulation 2007 ; 116 : 1876-1878
(8) Carapetis JR et Al, The global burden of group A streptococcal diseases. Lancet Infect Dis. 2005. 5 : 685-694